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DESCRIPTION:ALBERT LONDRES 1884-1932 \n \nLes textes au format Word imprima
 ble ici. \n \nTexte n° 1   extrait de la préface de : « Terre d’ébène ». 
 \n« Je demeure convaincu qu'un journaliste n'est pas un enfant de chœur et
  que son rôle ne consiste pas à précéder les processions\, la main plongée
  dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n'est pas de faire p
 laisir\, non plus de faire du tort\, il est de porter la plume dans la pla
 ie».\n                                 :- :- :- :- :- :- :\nTexte n°2   ex
 trait de : « La Chine en folie. »\nVingt et une provinces\, vingt et un ty
 rans. L’un vend sa part de Chine au Japon\, l’autre aux Américains. Tout e
 st mis à l’encan : fleuves\, chemins de fer\, mines\, temples\, palais\, b
 ateaux. Pour chacun le pays est un butin. Il ne s’agit que de faire main b
 asse dessus\, alors on ouvre l’enchère. Qui veut des locomotives ? Qui dit
  tant de dollars ? Vous\, Tokyo ? Bon ! Adjugé ! A qui les trésors des emp
 ereurs Ming\, avec le marché du pétrole par-dessus le compte ? A qui l’Amé
 rique? Adjugé !\nGabelle\, taxes\, impôts\, toutes les ressources sont pou
 r les généraux. Si l’on en prenait un au retour d’une de ses tournées\, al
 ors que ses poches débordent et qu’on l’incinérât\, ce ne serait pas de la
  cendre que rendrait le four mais du métal en fusion. On fondrait une cloc
 he avec ses restes.  - Il faut bien qu’ils paient leurs soldats\, ces géné
 raux-là\, direz-vous.  - Oui da ! bon peuple de chez nous\, ils paient leu
 rs soldats par un jour de pillage\, chaque mois. Quand les Chinois\, par b
 onheur\, en connaissent la date\, ils se précipitent chez le toukiun (ces 
 tyrans s’appellent toukiuns).  - Ne nous écartèle pas\, nous réglerons les
  dépenses. Combien veux-tu ?  Les villages moins malins sont ravagés. Les 
 dames qui ont horreur de l’imprévu dans le plaisir se jettent dans les pui
 ts pour échapper au rut déchaîné. (Que les puits sont étroits ! Qu’elles d
 oivent avoir de petits corps !)\n                       :- :- :- :- :- :\n
 Texte n°3   extrait de : « Au bagne »\nNous touchons à une grave erreur du
  bagne. C’est la loi\, mais la loi s’est trompée. Reposons le problème. Qu
 and un homme est condamné à cinq ou sept ans de travaux forcés\, sa peine 
 achevée\, il doit le « doublage »\, c'est-à-dire demeurer encore cinq ou s
 ept ans en Guyane. Quand un homme est condamné à huit ans et plus\, ce n’e
 st pas alors pour lui\, quitte et double\, mais quitte et crève. Il doit r
 ester toute sa vie sur le Maroni. La loi prévoit que le transporté libéré 
 pourra recevoir une concession. Bravo ! Or\, ce jour l’effectif des libéré
 s est de 2448. 2448 Blancs sans toit\, sans vêtements –évidemment ils ne s
 e promènent pas tous nus\, sans vêtements quand même\, sans pâture\, sans 
 travail et sans espoir d’une embauche. Tous ont faim. C sont des chiens sa
 ns propriétaire. Leur peine est finie. Ils ont payé. A-t-on le droit pour 
 la même faute\, de condamner un homme deux fois !\n   …….. Alors\, ils vol
 ent. Et si j’étais à leur place…Si vous étiez à la mienne…Il faut voler ou
  se suicider. Dans ce monde\, on fait plutôt un geste que l’autre.\n      
                      :- :- :- :- :- :\nTexte n° 4\nextrait de « Le chemin 
 de Buenos Aires. »\nAucune loi n’empêchera la rencontre de l’homme et de l
 a femme. Il est vrai que la Société des Nations n’a pas toujours peur de p
 erdre son temps. Je vous ai montré la traite des blanches. Les hommes qui 
 en vivent\, les femmes qui n’en meurent pas. Jusqu’à ce jour\, on n’a voul
 u voir dans cette question que les cas exceptionnels. « Le roman ». Le rom
 an de la jeune fille trompée. Cela fait une bien belle histoire à faire pl
 eurer les mères. Ce n’est qu’une histoire. La jeune fille non consentante 
 sait où s’adresser. Regardons plus profondément. Ce n’est pas le roman alo
 rs que nous trouvons\, c’est le drame. Drame des petites Polaks. Drame des
  petites Franchuchas. Celles-là baissent la tête. Elles savent le chemin q
 u’elles prennent. Elles suivent l’homme du milieu comme un malade le chiru
 rgien. Drame de la misère de la femme. Le ruffian ne crée pas. Il ne fait 
 qu’exploiter ce qu’il trouve. S’il ne trouvait pas cette marchandise\, il 
 ne la vendrait pas. Seulement\, il sait qui la fabrique. Il connaît l’usin
 e d’où sort cette matière première\, la grande usine : « la Misère ».\nIl 
 est toujours plus facile de s’en prendre aux apparences sensibles.\nLa Mis
 ère est comme tous les états. « Seuls la connaissent ceux qui l’habitent »
 .\n                       :- :- :- :- :- :\nTexte n° 5 extrait de : « Dant
 e n’avait rien vu »\nIl faudrait réformer les prisons civiles. Le mal est 
 au cœur même de nos méthodes de répression. Dans ce domaine\, nous faisons
  plus que de manquer d’humanité\, nous manquons d’intelligence.\nL’idée de
  faire travailler de jeunes hommes en plein air vaut mieux que celle de le
 s enfermer dans une citadelle. C’est aussi l’opinion des détenus. Ce n’est
  pas à la peine que nous en avons c’est à la manière déloyale dont on l’ap
 plique. Tant que l’on dira d’un détenu : « C’est un charognard\, qu’il crè
 ve ! » nous en ferons un double charognard. Traitons-le avec sang-froid qu
 e devrait nous donner le sentiment de notre force\, et nous le relèverons.
  Ce n’est pas une utopie. Les rares chefs\, qui\, au risque de leur carriè
 re\, rompant avec le dogme administratif\, firent de leur mission un sacer
 doce\, ont tous réussi. Seuls prétendent le contraire\, les gens qui viven
 t de cette honte et ceux qui parlent sans savoir.\n                       
 :- :- :- :- :\nTEXTE N°6 1er extrait de :\n« Marseille porte du Sud ».\n« 
 On a fait\, voilà deux ans\, une exposition coloniale à Marseille. C’est à
  se demander jusqu’où parfois les pouvoirs publics von t dans l’inutilité.
  Et les gens qui supposent qu’il n’y a plus d’exposition coloniale à Marse
 ille\, je n’irai pas jusqu’à les blâmer\, mais je les plaindrai. Voulez-vo
 us voir l’Algérie\, le Maroc\, la Tunisie ? Donnez-moi le bras. Je vous co
 nduis rue des Chapeliers : voilà les gourbis\, les bicots et les mouquères
 . Voilà le parfum de l’Orient\, c’est-à-dire l’odeur d’une vieille chandel
 le en train de frire dans une poêle. Voilà pendus aux portes\, les moutons
  aux fesses vieilles et talées. Voilà les sidis rentrant à la casbah après
  le travail au port. Cédez le trottoir et ne parlez pas aux femmes\, cela 
 ferait une bagarre\, vous êtes en territoire arabe. Vous êtes à Sfax\, à R
 abat et dans le ghetto d’Oran. Rien n’y manque. Le réchaud à café turc\, l
 e lumignon au plafond et la pénombre malsaine et tentante des villes médit
 erranéennes. Maintenant\, sauvez-vous\, voilà les poux !\nCeci a été écrit
  en 1926 !.\n                   :- :- :- :- :- :\nTexte n°7\n2èmeextrait d
 e « La circulation à Marseille. »\nJ’ai ouï dire que la problème de la cir
 culation empêchait souvent de dormir Monsieur le Préfet de Police de Paris
 . C’est un souci qui n’empêche pas les autorités marseillaises de ronfler 
 ! Elles ont peut-être raison. Pour la ville c’est une curiosité. Cela doit
  attirer les visiteurs. On peut\, en effet\, se déranger pour voir une cho
 se pareille ! Ni droite\, ni gauche. Permission d’enjamber les refuges\, d
 ’entamer les trottoirs. La circulation à Marseille est régie par une loi u
 nique : « Toute voiture doit\, par tous les moyens\, dépasser la voiture q
 ui la précède. » On se croirait au temps des cochers bleus de Constantinop
 le. C’est une course de chars. Qui arrivera le premier et déclenchera l’en
 thousiasme populaire ? Le’ camion bouscule la voiture d’un coup d’épaule. 
 Le taxi souffle sur la bicyclette. Le camionneur à trois chevaux se gare d
 u camionneur à essence\, mais il saute à la gorge de la calèche de place. 
 Parfois\, le gros tramway les met tous d’accord\, il les cogne\, l’un aprè
 s l’autre avec sa baladeuse. C’est le grand pugilat des véhicules !\n     
                   :- :- :- :- :- :\nTexte N°8     « à propos de la Canebiè
 re »\n« La Canebière a peut-être bien huit ou neuf maisons. Cependant elle
  est comme toutes les rues\, elle a deux côtés\, ce qui peut lui faire sei
 ze ou dix-huit maisons. »\nCe n’était pas long…\nMarseille\, prise au fait
 \, n’en croyait pas ses yeux. Elle mesura et vit que c’était vrai. Comment
  faire ? Marseille débaptisa la rue Noailles qui faisait suite et l’appela
  aussitôt rue Canebière. La Canebière compta immédiatement un nombre beauc
 oup plus respectable de maisons. Et du coup le malheureux écrivain passa p
 our un imposteur…\n                                 :- :- :- :- :- :-\nTEX
 TE N°9 extrait de : « Les Forçats de la route »\nPartis plus de 150\, ils 
 reviennent soixante !\nVous pouvez venir les voir\, ce ne sont pas des fai
 néants. Pendant un mois\, ils se sont battus avec la route. Les batailles 
 avaient lieu en pleine nuit\, au petit matin\, sous le coup de midi\, à tâ
 tons dans le brouillard qui donne des coliques\, contre le vent debout qui
  les couche par côté\, sous le soleil qui voulait\, comme dans la Crau\, l
 es assommer sur leur guidon. Ils ont empoignés les Pyrénées e les Alpes. I
 ls montaient en selle un soir\, à six heures et n’en redescendaient que le
  lendemain soir\, à six heures\, ainsi que l’on pu le constater des Sables
 -d’Olonne à Bayonne\, par exemple.\nIls étaient sur la route qui n’était p
 as à eux. On leur barrait le chemin. A leur nez\, on fermait les passages 
 à niveau. Les vaches\, les oies\, les chiens\, les hommes se jetaient dans
  leurs jambes. Ce n’était pas le grand supplice. Le grand supplice les a p
 ris au départ et les mènera jusqu’à Paris. Il s’agit des autos. Trente jou
 rs durant\, ces voitures ont raboté la route sur le flanc des coureurs. El
 les l’on rabotée en montant\, elles l’ont rabotée en descendant. Cela fais
 ait d’immenses copeaux de poussière. Les yeux brûlés\, la bouche desséchée
  ils ont supporté la poussière sans rien dire.\nIls ont roulé sur du silex
 . Ils ont avalé les gros pavés du Nord. La nuit quand il faisait trop froi
 d\, ils s’enroulaient le ventre de vieux journaux : dans la journée\, ils 
 se jetaient des brocs d’eau sur leur corps tout habillé. Ainsi\, ils arros
 aient la route jusqu’à ce que le’ soleil eût séché leur maillot.\n        
                :- :- :- :- :- :- :  \n Texte n°10 extrait de  « Chez les f
 ous. »\nUn fou ne doit pas être brimé\, mais soigné. De plus\, l’asile doi
 t être l’étape dernière. Aujourd’hui\, c’est l’étape première. Il ne faut 
 interner que les incurables. Les autres relèvent de l’hôpital. Sur quatre-
 vingt mille internés\, cinquante mille pourraient être libres sans danger 
 pour eux ni pour la société. On les a mis là parce qu’il n’y avait pas d’a
 utre endroit et que c’était l’habitude. On n’a pas cherché à les guérir\, 
 mais à les boucler. L’heure est peut-être venue de nous montrer moins prim
 itifs. Un homme a tenté cette révolution\, le docteur Toulouse. Depuis son
  avènement\, le citoyen a droit aux troubles du cerveau tout comme aux rag
 es de dents. D’ordinaire\, on dit à ce citoyen : « Nous allons d’abord vou
 s interner\, ensuite\, on vous examinera. » Toulouse dit : « Je vais vous 
 examiner\, ensuite je vous soignerai pour que vous ne soyez pas interné. »
 \nLe Dr Toulouse a lutté trente ans contre les pouvoirs publics. Alors on 
 lui a donné un petit coin à Sainte Anne où fonctionne son « innovation ».
 \nLe service ouvert du Dr Toulouse est à Paris. Il est unique. Il en faudr
 ait dix dans la capitale. Il en existe un autre à Bordeaux. C’est tout. To
 ut hôpital de France devrait avoir un quartier des maladies mentales.\n   
                             :- :- :- :- :- :\nTexte n° 11 \nLe journal Le 
 Figaro publie dans son édition du 2 juin le récit d'un\n\nJulien\, ingénie
 ur des services municipaux:\n\n \n«Lorsque j'ai quitté ma cabine\, fuyant 
 devant le feu\, j'ai très nettement entendu crier dans la cabine occupée p
 ar M. Albert Londres: “Au secours! Sauvez-moi!” Après l'épouvante des prem
 ières heures et le désarroi où nous avaient plongés ces tragiques événemen
 ts\, j'ai pensé que M. Albert Londres\, qui avait sans doute utilisé la fe
 rmeture électrique pour la porte de sa cabine\, n'avait pu au moment de l'
 incendie\, ouvrir cette porte. C'est une simple supposition que je fais là
 \, mais je ne puis m'expliquer comment il ne put sortir de sa cabine. Il y
  avait aussi le hublot par lequel il eut aisément passé. Pourquoi n'a-t-il
  pas utilisé ce moyen pour quitter la cabine? je ne sais que penser.»\n   
                             :- :- :- :- :- :\nLa réponse arrive dans l'édi
 tion du lendemain avec un second témoignage\, celui de l'un des officiers 
 du Georges-Philippar :\n \nTexte n° 12 « Le Figaro » Monsieur Sadorge\n«J'
 étais sur le pont des embarcations\, quand j'ai entendu des appels provena
 nt d'une cabine de luxe du pont immédiatement inférieur et j'ai vu alors u
 n passager qui sortait par le hublot et qui appelait à l'aide.\nC'était\, 
 je l'ai su depuis\, M. Albert Londres. Je lui ai lancé une manche à eau\, 
 un de ces longs tuyaux de toile qui servent chaque matin au lavage du pont
  et doivent être utilisés en cas d'incendie pour lutter contre le feu. M. 
 Albert Londres a saisi cette manche à eau\, il s'est glissé hors de la cab
 ine et a commencé à se hisser à la force des bras pour atteindre le pont d
 es embarcations.\nLe considérant comme en sûreté\, je suis allé au secours
  des enfants et des femmes qui\, rassemblés sur le pont supérieur\, étaien
 t inquiets et ne savaient que faire. Avec mes camarades de l'équipage\, no
 us avons aidé à leur évacuation vers l'arrière.\n«  Or\, la manche à eau à
  laquelle se cramponnait M. Albert Londres s'est rompue\, probablement att
 einte déjà par les flammes qui venaient du pont des premières\, et il a dû
  tomber à l'eau.»\n          \n                    Bonne lecture.\n       
                                               JGG https://testphilippe.ab-
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LOCATION:Maison de Quartier Le FLORIDA (1 Boulevard Auguste Comte\, 13010\,
  10e Arrondissement\, Marseille\, Bouches-du-Rhône\, Provence-Alpes-Côte d
 'Azur)
SUMMARY:A la Rencontre 'd'Albert Londres'\, reporter\, journaliste\, homme 
 d'action.
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